GHOST IN THE SHELL


Synopsis

Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

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Il y avait un gros challenge à relever : transposer le manga culte en live movie et c’est Rupert SANDERS qui s’y est collé mais l’attente était grande tant le matériau d’origine est complexe dans sa thématique, sombre et poétique, sur la place de l’Homme et de son évolution désormais indissociablement liée aux avancées cybernétiques.

Le réalisateur ne déçoit pas, car après avoir particulièrement soigné l’image dans « Blanche-Neige et le Chasseur », il s’en préoccupe et le fait dans cet opus qui de ce point de vue est une vraie réussite : tout est travaillé méticuleusement pour rendre au plus près l’atmosphère du manga et des scènes sont directement calquées dessus, telle que celle culte de la première plongée du Major en combinaison d’invisibilité, du haut d’un bâtiment.

On ne va pas se mentir, il y a de grandes divergences entre la version live et l’œuvre d’origine et c’est peut-être pourquoi les puristes crieront à la trahison :  la version live reprend certes les codes et les scènes cultes de l’œuvre originale, mais l’histoire proposée, tout en étant similaire, est quand même très différente avec des personnages ajoutés (le docteur Ouelet notamment), plus philosophique et nettement plus centrée sur le personnage principal et son histoire personnelle.

Finalement, les divergences constatées pourraient même être la qualité de cet opus, car elles sont amenées par un scénario relativement intelligent et structuré, qui ménage ses effets et retient l’attention du spectateur jusqu’au bout.

Côté casting, le réalisateur confie le rôle principal à Scarlett Johanson, véritablement faite pour incarner le Major, elle est très convaincante, même en dépit d’une interprétation parfois inégale  – bon en même temps, le Major est un cyborg . On retrouve à ses côtés l’immense Takeshi Kitano, dans le rôle de Daisuke Aramaki (j’ajoute que l’acteur n’est pas doublé, avec des sous-titrages pour la compréhension des spectateurs), Michael Pitt, dans celui de Kuze  et une petite mention spéciale pour Pilou Asbaek, le « Batou » plus vrai que nature de cet opus.

Vous l’aurez compris, avec ses différences, « Ghost in the Shell » façon live est une très bonne transposition, que l’on suit de bout en bout, gràce à ses qualités visuelles, à une bonne histoire, et à son casting, même si il y a polémique, mais que pour ma part j’ai trouvé « pluriel » et donc, parfait.

2 réflexions au sujet de « GHOST IN THE SHELL »

    1. Quel plaisir de te lire ! J’ai regardé de nouveau le manga, mais ne t’inquiètes pas, prends le film tel qu’il est et ne cherche pas à faire des parallèles trop poussés. En revanche, la mise en scène est très soignée et les moments où l’on voit Michael Pitt sont pour moi les plus intéressants du film … je ne t’en dis pas plus, hein !? *clin d’oeil*

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